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2004/2007
Ces dernières années, je me définis
comme un obsédé du corps et du mouvement.
J'ai envie de triturer, malaxer, tordre les moindres parties
de notre corps. Pendant quelques mois, cette obsession a
tourné autour des cous, des têtes et des mains.
Le corps, le corps, toujours le corps. Les personnages créés
évoluent dans le geste, le temps suspendu, l'expression
du mouvement capturé dans son essence même.
Immense éloge du corps.
L'oeuvre demande au corps un dialogue, un message.
Cette façon d'aborder la peinture m'a amené
à la simplification de mon trait. J'ai accentué
les attitudes, le mouvement, les vêtements, les sous-vêtements,
le nu. Cest ainsi que j' ai développé
des techniques mixtes sur ces nouvelles créations.
Cette stylisation m'a amené sur des territoires de
couleurs inhabituelles. Cette progression m'a ramené
vers mon enfance, sur une influence maintenant complètement
assumée de la bande dessinée.
A la recherche de l'équilibre pour peut-être
obtenir la paix, je laisse aller mon doigt sur ce corps
exalté.
Fabien Sermadiras (Août 2007).
Projet : trouver un ou plusieurs mécènes
pour réaliser mes derniers personnages sur des toiles
de 2 mètres de haut.
1996/2004
Fabien
Sermadiras aurait pu se situer dans le courant de la figuration
narrative. Dans cette période, il s'approprie la
réalité pour mieux la détourner de
son sens immédiat. Il crée un univers bigarré
de couleurs inhabituelles (mauves, oranges, verts), traitant
à sa façon les problèmes des formes
et des couleurs, le rapport entre la figure et le fond,
entre le statique et linstable.
Il
sagit, selon lartiste, disoler linstant,
de pétrifier les personnages dans une attitude qui
de banale en devient sublimée et irréelle.
Ces moments de vie quil extrait de leur contexte lui
servent à exprimer une autre vision de la réalité,
susceptible d'amener le spectateur à la réflexion.
Il habille les gens de vêtements dessinés en
3 dimensions, mais traite leur peau en a-plat, les dégageant
de toute ombre superflue, supprimant volontairement cette
3ème dimension sur le corps pour montrer de lêtre
humain son inconsistance et sa fragilité dans le
monde visible.
Derrière ces personnages apparaissent de grands ciels
conjugués dempreintes et de transparences où
des fragments de pochoirs flottent dans un espace ignorant
les lois de la gravitation, frôlant labstraction.
Par ces gestes et ces attitudes représentatifs de
notre vie sociale, par des recherches de cadrages et lumières
inattendues, il mélange les genres et les registres
: le sérieux et le futile.
Artiste
sensible aux évolutions de notre société
actuelle, il y réagit dans certains de ses tableaux.
Au
pictural se joint le poétique ou le littéraire
par l'ajout de titres évocateurs qui renforcent le
côté surréaliste de la situation.
S.F.L
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